On écrit des livres, on ramène des photographies. On voudrait tant s'être saisi de l'imperceptible. Mais ce qui compte en dernier lieu, c'est moins le résultat de l'élan, que l'éclair. Ce qui compte, c'est le départ et l'inconnu.

  • Joël VERNET 
  • Lettre pour un très lent détour
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Michel EISENLOHRAuteur Photographe

L'itinéraire photographique de Michel Eisenlohr est le fruit d’une passion pour la littérature de voyage, d’un parcours universitaire sur les rites de l’Initiation, et de ce goût de l’autre qu’il renouvelle à chaque sujet, chaque destination. Après une maitrise de Lettres Modernes, c’est lors d’un voyage en 1998 en pays Dogon qu’il réalise ses premières photographies en noir et blanc. Il s'initie a la technique du tirage photographique en chambre noire.  Depuis, il multiplie les expositions et poursuit ses reportages à l’étranger : de Marseille à Damas, à travers l’Afrique de l’Ouest, au Burkina Faso dans le cadre d’actions humanitaires, dans le sud de l’Inde comme dans les Cyclades, en 2014 et 2015 en Islande. Il se nourrit des rencontres et des cultures, en quête de cette Lumière qui, couchée sur papier, laisse apparaître son image du monde. Parallèlement à ces démarches personnelles, Michel Eisenlohr s’attache au paysage urbain, à l’esprit des villes. Marseille, sa ville de jeunesse, lui offre un décor inépuisable. Ces photographies sont largement exposées et font l’objet d’un carnet de route intimiste « Aime comme Marseille », tout comme le Palais Longchamp dont il prend soin à capter les aspects monumentaux et secrets. C’est désormais en grande partie sur ces sujets qu’il pose son regard : architectures patrimoniales mais également contemporaines, paysages marqués par l’histoire ou en mutation. Michel Eisenlohr est particulièrement touché par la mémoire des lieux. Il collabore ainsi régulièrement avec les institutions patrimoniales, historiens de l’art, architectes et écrivains. En 2015, le Centre des Monuments Nationaux lui confie un reportage "Paris by night" qui dresse un portrait en 16 tableaux du patrimoine et de la création architecturale remarquable à la Française, destiné à être exposé sur l'Avenue of Stars de Hong-Kong dans le cadre du festival The French May. Avec ces multiples facettes, son travail garde une grande liberté artistique, puisant dans la tradition classique du noir et blanc, s’inscrivant parfois dans une photographie pictorialiste, ou maîtrisant les techniques numériques les plus pointues. La photographie devient un médium d'écriture.  C’est cette large palette qu’il revendique, ne tombant jamais dans le domaine de la photographie “pure” documentaire ou dans le champ de la photographie plasticienne. Son regard, sensible et litteraire, est à la croisée entre les deux domaines.Il s'inscrit résolument dans un entre deux artistique. C'est une photographie de l'oxymore ou les contraires se rejoignent. La formule de Cartier Bresson selon laquelle pour signifier le monde, "il faut mettre sur la même ligne la tête, l'oeil et le coeur " fait sienne.


Michel Eisenlohr’s path as a photographer is the outcome of his passion for travel literature, of his academic background including initiation rituals, and of the special feeling for people that he renews to each topic and each destination. After obtaining a Master’s degree in Modern Literature, he took his first black-and-white photographs during a trip to the Dogon country in 1998. He experimented the technique of photographic printing in a dark room. Since then, he has participated in numerous exhibitions and has carried out reports abroad which have taken him from Marseille to Damas, throughout West Africa, to Burkina Faso in the framework of humanitarian actions, to Southern India , to the Cyclades islands and, in 2014 and 2015 to Iceland. He is nurtured by encounters and cultures, in a quest for THE light which will reveal his own vision of the world on paper. 
In parallel with these personal actions, Michel Eisenlohr explores the urban landscape and captures the spirit of cities. Marseille, the city of his youth, offers an inexhaustible source of inspiration. These photographs are widely displayed and are part of an intimate logbook « Aime comme Marseille », just like the Palais Longchamp, the monumental and secret aspects of which he carefully captures. It is now mainly on these subjects that he focuses his attention : heritage but also contemporary architectures, landscapes marked by the march of history or changing landscapes. Michel Eisenlohr is particularly moved by the memory of sites. Thus, he cooperates with heritage organizations, art historians, architects and writers on a regular basis. In 2015, he is assigned to realize a photo report « Paris by night » by the Centre des Monuments Nationaux (National Heritage Fund). With this report, he presents in 16 pictures the Heritage and outstanding « French style » architectural creation, to be exhibited on the Stars Avenue in Hong-Kong during The French May festival. His multi-faceted work allows him to enjoy a great artistic freedom, either drawing from the classical tradition of black and white photography or sometimes being part of a pictorialist photography, or mastering the most advanced techniques. Photography becomes a writing medium. He asserts this wide range of resources and never falls within the scope of « pure » documentary photography or fine art photography . His view is a sensitive and literary one, at the crossroads of the two genres and definitely part of an artistic in-between. It is a photography of the oxymoron where opposites can unite ; an endorsement of Cartier Bresson’s phrase that, to give a meaning to the world, « mind, eye and heart must be on the same line of sight »